- lun, 02/03/2026 - 17:51
KINSHASA, PARIS, BRUXELLES.
Le Soft International n°1659 | LUNDI 2 MARS 2026.
Ali Khamenei, le Guide Suprême iranien, symbole du durcissement du pouvoir en Iran est mort. Dans le cœur le plus secret du sérail iranien, l’ayatollah Ali Khamenei tirait les ficelles, desserrant parfois la bride, avant de rappeler à l’ordre ou d’imposer un changement radical de direction dès qu’il percevait des lézardes dans les fondations de la République islamique.
Ali Khamenei est mort dans des frappes israélo-américaines perpétrées samedi 28 février, à Téhéran, à l’âge de 86 ans, a annoncé Donald Trump, samedi soir, sur son réseau Truth Social confirmant l'information diffusée par les médias israéliens plusieurs heures avant.
« Grâce à notre étroite collaboration avec Israël, lui et les autres dirigeants - notamment le chef des gardiens de la révolution Mohammad Pakpour et le proche conseiller du Guide Khamenei, Ali Shamkhani qui dirigeait le Conseil national de défense, ndlr - qui ont été tués avec lui, n’ont rien pu faire. C’est la plus grande chance pour le peuple iranien de reprendre son pays », a écrit le président américain.
«LA PLUS FÉROCE OPÉRATION OFFENSIVE DE L'HISTOIRE».
L’information a été confirmée par la télévision d’État iranien. Un présentateur a annoncé à 5:00' (heures locales, 2:30', heure à Kinshasa), en sanglotant, la mort de l’ayatollah Ali Khamenei, Guide suprême de la République islamique d’Iran qui était au pouvoir depuis trente-six ans.
La télévision n’a pas précisé dans quelles circonstances Ali Khamenei était mort, ni évoqué les frappes israéliennes et américaines samedi contre sa résidence à Téhéran. Des photos et images d’archives sont diffusées à l’antenne avec un bandeau noir à l’écran en signe de deuil. «Avec le martyre du guide suprême, sa voie et sa mission ne seront ni perdues ni oubliées ; elles seront au contraire poursuivies avec davantage de vigueur et de zèle », a déclaré un présentateur de la télévision d’État.
Les gardiens de la révolution - principaux acteurs du système sécuritaire, de la bureaucratie et de l’économie en Iran - promettent « la plus féroce opération offensive de l’histoire des forces armées de la République islamique d’Iran va débuter d’un moment à l’autre contre les territoires occupés et les bases terroristes américaines», ont écrit les gardiens de la révolution sur Telegram.
À travers le monde, des opposants iraniens en exil ont manifesté leur joie notamment à Bellevue, dans l’État de Washington, lors d’un rassemblement organisé par Voice of Iran.
Dans un communiqué, l’armée israélienne a déclaré que « des dizaines d’avions de combat » avaient frappé plus de 30 cibles dans l’ouest et le centre de l’Iran, « notamment des systèmes de défense aérienne, des lanceurs de missiles, des cibles du régime et des centres de commandement militaire ».
Au moins trois détonations, dont l’origine n’était pas claire dans l’immédiat, ont secoué la capitale iranienne vers 4:00' heures locales à Téhéran. Des vrombissements s’apparentant à des appareils survolant la ville étaient aussi entendus.
« Nous faisons à présent face à une opération majeure, décisive et sans précédent, visant à démanteler les capacités du régime terroriste iranien - des capacités qui constituent une menace existentielle permanente pour la sécurité de l’État d’Israël », avait annoncé samedi le lieutenant général Eyal Zamir dans une allocution télévisée.
Le fils du dernier chah, Reza Pahlavi, appelle à une transition du pouvoir et la séparation de la religion et de l’État
Dans une tribune publiée dans le Washington Post, il remercie Donald Trump pour l’attaque menée samedi et réaffirmé qu’il était prêt à mener une transition de pouvoir dans le pays.





