- jeu, 30/04/2026 - 15:29
KINSHASA, PARIS, BRUXELLES.
Le Soft International n°1662 | LUNDI 27 AVRIL 2026.
Celle/celui qui a entraîné la Première ministre, Cheffe du Gouvernement de la République, Mme Judith Suminwa Tuluka, sur ce terrain-là, de cette manière-là, n’en sait rien ou pas grand-chose de la société, du métier, de la com’, de la politique, rien et rien de tout… Ne nous cachons pas le visage. Ne nous cachons pas la vérité.
Les occasions offrent les opportunités. Ne pas dire un mot, ne pas tenter un recadrage, se taire dans toutes les langues, est signe d'irresponsabilité, signe d'abandon du Congo. A-t-elle fait confiance à des personnes sans connaissance, sans compétence, sans réseaux ? Cela arrive mais fort dommage! Qui ignore que tout réside dans le casting n'en sait rien de la vie... politique voire de la vie tout court. À la Présidence de la République, le Chef de l'État s'en est aperçu. Il n'avait de cesse de s'en plaindre. Tard? Qu'importe ! Ne dit-on pas mieux vaut tard que jamais ? Il a procédé au changement dans le secteur. C'est déjà ça. Observons le résultat.
LE CONTENANT C'EST LE CONTENU.
Rappel des principes rudimentaires. Ceux enseignés dans les écoles en l'espèce à l'entrée.
Le contenant c’est le contenu. Le contenu c’est le contenant. C'est l'interdépendance totale entre la forme (le contenant) et le fond (le contenu). Le contenant est le récipient, l'espace (la boîte, la bouteille, le cadre). Le contenu est la matière ou l'information à l'intérieur (le liquide porté, l'idée portée, le message porté).
Aller à tombeau ouvert en chambre et chercher à y trouver qui l'on cherche suppose la maîtrise préalable des extérieurs. Nul homme censé ne s’y risquerait autrement.
Rappelons, la forme extérieure amène au fond. Le récipient, l'espace, le cadre, l'emballage, le packaging, le format, l'apparence, la structure, l'image, c'est ce qui influence ou définit la valeur et la perception de ce qui est à l'intérieur. C'est ce qui définit le cadre de référence et la limite du contenu. C'est ce qui influence et détermine la valeur et la compréhension du message ou produit final. C'est ce qui influence fortement le jugement sur la qualité du contenu. C'est ce qui façonne la perception de ce que cela renferme.
Cela suggère que l'on ne peut pleinement apprécier le fond sans le contenant, car le second donne forme au premier, que cela influence fortement le jugement sur la qualité du contenu.
Au fait, le contenant n'est-il pas toujours privilégié ? Ne juge-t-on pas une personne par son allure ?
Wilfred Bion explore comment le cadre émotionnel abrite et forme les expériences vécues.
L'apparence extérieure est si forte qu'elle devient indissociable du produit, ou elle peut tromper sur la qualité de ce qu'elle renferme.
Qui a pu entraîner la Première ministre de la République Judith Suminwa Tuluka sur un tel plateau de télé, dans ces conditions, de cette manière, n’en sait rien ou pas grand-chose de la société, n'en sait rien ou pas grand-chose du métier, n'en sait rien ou pas grand-chose de la com’, n'en sait rien ou pas grand-chose de la politique, n'en sait rien de rien de tout…
La Première ministre avait-elle fait tant confiance à des personnes sans connaissance, sans compétence, sans réseaux ? Cela arrive. Hélas ! Mais qui ignore que tout réside dans le casting n'en sait rien de la vie.
On ne déplace pas ainsi la Première ministre/le Premier ministre (Cheffe/Chef de gouvernement) d’un pays. Elle/il ne se rend pas comme ça où que ce soit. Elle/il ne parle jamais ainsi. Elle/il a besoin au préalable de savoir qui l’invite, où on l’invite, pourquoi on l’invite, de quoi elle/il va parler, comment elle/il va parler, qui va l’écouter (quel public) ?
Et pourquoi ?
Voilà qui lui permet si elle/il y trouve un intérêt quelconque de régler son récit. En clair, s’il y a un intérêt quelconque sur le thème choisi, sur le thème arrêté, si c’est un moment opportun pour ouvrir la bouche.
Il y a l’occasion et l’opportunité…
Nul ne va nulle part sans savoir au préalable où il va, pourquoi il va, qui il va trouver face à lui, comment il va se comporter.
LE PREMIER COURS DE LA COM'.
C’est la première leçon de la com’ enseignée dans les écoles. La bouche, une/un responsable ne l’ouvre pas n’importe où, n’importe quand, n’importe comment.
Qu’un journaliste français si quelconque, sur une chaîne de télé, à Paris, regardée dans le monde, ait traité ainsi la Première ministre d’un pays, le Congo, la Cheffe de Gouvernement d'un pays, le Congo, qui, en dépit de tout, pèse en France, pèse pour la France, est considéré dans le monde, de retour d'une visite officielle aux États-Unis, laisse sans voix. La catas !
Ce journaliste français avait-il une telle détestation de notre Première ministre invitée sur ce plateau ou du pays qu’elle représentait et au nom duquel elle s'exprimait au point de lui parler comme un instituteur agacé s'adresse à un élève quelconque - encore que ! - laisse perplexe mais que notre Première ministre n’ait pas su donner une réponse juste à la question sur la nationalité des migrants expulsés des États-Unis heurte sur toute connaissance. Tout comme cette réponse qui fait péter les plombs donnée sur une rébellion missionnée en expliquant/(justifiant?) que Goma se situe à deux heures de vol de Kinshasa. Cela conduit à faire croire que les Kivutiens seraient des Congolais «d’ailleurs», qu'ils seraient moins Congolais que d'autres. Cela expliquerait pourquoi ils seraient délaissés ?!
Choquant. Adversaires et ennemis s'en sont émerveillés pour ne pas dire enivrés quand ailleurs des cris de colère et de malédiction, des sifflets et des huées compréhensibles résonnaient... Comprenons l'émotion quoique l'injure soit déplorable...
Au moment où le Congo fait fasse à mille guerres, militaires, diplomatiques, politiques, sociales, etc., voilà une sortie qui a fait un flop, qui n’aurait jamais dû être ! Quand dans le monde d’aujourd’hui, avec ces armadas d’influençeurs tapies partout, cherchant à dégainer à tout moment, tout est pensé, tout est millimétré, tout est forme… La Première ministre/Cheffe du Gouvernement en sait trop bien.
Quoi qu’on ait été dans le passé - Première ministre, première femme à avoir été élevée à ce niveau -, la vie est si méchante qu’une histoire efface l’autre, une histoire nettoie le tableau sans éprouver le moindre regret. Celle de cette télé française marquera au fer rouge à jamais une vie, à jamais une Histoire. Fort dommage...
KKMTRY.





