- jeu, 08/01/2026 - 18:27
KINSHASA, PARIS, BRUXELLES.
Le Soft International n°1654 | VENDREDI 9 JANVIER 2026.
Le journaliste congolais Freddy Noël Tshiyoyo, directeur du site fntv.cd a vanté un texte publié par le professeur Tryphon Kin-kiey Mulumba sur son compte X (ex-Tweter) @kkmtry. Titre de cet article : «Quand la puissance s’exprime : le monde sous tension, selon Tryphon Kin-kiey Mulumba». Ci-après.
Il suffit parfois de quelques mots pour résumer l’état du monde. Trois pays, une formule lapidaire, et une conviction assumée : la puissance est de retour, frontale, décomplexée, et elle fait trembler les équilibres globaux.
« La Puissance.
Quand la Puissance parle… Iran, Nigeria, Venezuela… La terre bouge. »
Par cette déclaration concise mais lourde de sens, Tryphon Kin-kiey Mulumba dresse le constat d’un monde entré dans une nouvelle phase de turbulences géopolitiques, dominée par le retour assumé des rapports de force.
RETOUR D’UNE DIPLOMATIE DE LA FORCE.
En mentionnant explicitement le président des États-Unis, Donald Trump, Kin-kiey Mulumba pointe ce qu’il considère comme un tournant majeur des relations internationales : la fin de la retenue stratégique, au profit d’une diplomatie fondée sur la démonstration de puissance politique, économique et militaire.
L’Iran, le Venezuela, le Nigeria, trois États aux trajectoires différentes, mais confrontés chacun à des pressions intérieures et extérieures deviennent, dans cette lecture, des théâtres où se joue une recomposition plus large de l’ordre mondial. Sanctions, menaces, ingérences, repositionnements stratégiques : la planète semble entrée dans une zone de fortes secousses.
PLANETE EN MOUVEMENT, EQUILIBRES FRAGILES.
Pour l’ancien ministre et actuel président du Conseil d’administration de la régie des voies aériennes dans sa casquette d’analyste politique congolais, « la terre bouge » n’est pas une formule métaphorique anodine.
Elle traduit l’idée d’un monde déséquilibré, où les certitudes d’hier s’effritent sous le poids des décisions unilatérales et des démonstrations de force. Le Venezuela illustre l’épuisement d’un modèle politique isolé.
L’Iran cristallise les tensions entre souveraineté nationale et pressions internationales.
Le Nigeria, géant africain, fait face à des défis sécuritaires, économiques et géopolitiques qui dépassent désormais ses frontières. Autant de signaux faibles ou forts d’un système international en mutation.
L’AFRIQUE FACE AU LANGAGE DE LA PUISSANCE.
En filigrane, le message de Tryphon Kin-kiey Mulumba interpelle aussi le continent africain. Dans un monde où la puissance parle plus fort que le droit, quelle marge de manœuvre reste-t-il aux États fragiles, aux démocraties en construction, aux économies dépendantes ?
L’Afrique, souvent terrain d’influence plutôt qu’acteur décisif, est directement concernée par cette reconfiguration. Le retour du rapport de force brut impose aux dirigeants africains une lecture lucide des nouvelles règles du jeu mondial.
UN AVERTISSEMENT PLUS QU’UN SLOGAN.
Au-delà de la formule, Kin-kiey Mulumba livre un avertissement : ignorer la logique de la puissance, c’est s’exposer à ses secousses. Dans un monde où les équilibres se font et se défont à Washington, Téhéran, Caracas ou Abuja, la stabilité n’est plus acquise, elle se négocie, se défend, ou se perd.
Et lorsque la puissance parle, conclut-il implicitement, ce n’est jamais sans conséquences.





