Le Centre des Infrastructures Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo voit le jour dans deux ans
  • dim, 25/01/2026 - 17:32

KINSHASA, PARIS, BRUXELLES.
Le Soft International n°1656 | LUNDI 26 JANVIER 2026.

À Kinshasa, jeudi 22 janvier 2025, le ministre des Infrastructures et Travaux Publics, John Banza Lunda, qui a succédé, le 13 août 2025, dans l'équipe Suminwa II, à Alexis Gisaro Muvunyi, nommé ministre d'État en charge de l'Urbanisme et de l'Habitat, a eu les mots justes lors de la cérémonie de pose de la première pierre des travaux de construction d'un édifice nommé Centre des Infrastructures Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, CIFATT en sigle. Un projet présenté comme stratégique financé par le Gouvernement Suminwa II sur fonds propres.

L'homme qui fut élu député en 2018 dans la circonscription de Kalemie, province de Tanganyika, qui avait occupé plusieurs postes ministériels dans le Tanganyka (Plan, Environnement, Tourisme, Budget) a, d'entrée de jeu, lors de la cérémonie de pose de la première pierre de l'immeuble de quatorze niveaux, devant la Première ministre Judith Suminwa Tuluka et des membres du gouvernement, rendu « hommage à un homme, un fils de ce pays, celui qui a compris ce que les pères de l'Indépendance disaient : ce pays sera bâti par ses propres fils ». «Ce fils du pays, a-t-il poursuivi, c'est Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République ».

«CELA VA REDONNER DU RESPECT».
« Le Président de la République, quand il arrive au pouvoir, il n'a qu'une seule vision : construire son pays, bâtir la Nation, la grande Nation du Congo. Quand il dit qu'il bâtit le Congo, il le bâtit réellement.

Pour mieux faire, il a pensé donner un cadre, disponibiliser un cadre où les meilleurs d'entre nous, les meilleurs des Congolais vont l'accompagner dans la conception, dans la réalisation des projets structurants. Le Centre, ce centre ce sera le creuset ».

Et surtout ces propos qui en disent tout aujourd'hui où la question des infrastructures pose problème au pays même si le ministre des Infrastructures n'en dit pas tout.

« Ce Centre, a-t-il déclaré face à la Première ministre, face à des ministres, des députés et des sénateurs invités, va nous redonner du respect. Lorsque nous allons recevoir les partenaires, quand ils vont voir seulement le bâtiment et ceux qui le composent, ils vont se rendre compte qu'ils sont au Congo, pas n'importe quel Congo, la République Démocratique du Congo», a poursuivi le ministre John Banza Lunda.

Bien avant le ministre, la parole fut au Directeur général de l'Agence Congolaise des Grands Travaux, ACGT, l'ingénieur Nico Nzau Nzau, en charge des travaux du bâtiment, via une entreprise concessionnaire dénommée SOPECO,
qui a eu les mêmes mots, vantant d'entrée de jeu, les travaux d'infrastructures.

« Les grandes nations ne se reconnaissent pas seulement par leurs discours, mais par les infrastructures qu’elles laissent en héritage ». « Bâtir, c’est croire que demain peut-être plus beau qu’hier ».

Des mots qui résonnent aujourd’hui, a déclaré le Directeur général de l'ACGT, avec une intensité particulière, « car en ce lieu, nous posons les fondations d'un rêve devenu réalité: celui d'une administration publique forte, moderne et responsable. Le moment que nous vivons aujourd'hui dépasse largement la simple portée symbolique d'une cérémonie de pose de première pierre.

Il s'agit d'un acte de projection dans le temps, d'un choix assumé de bâtir non seulement un immeuble mais une architecture institutionnelle durable au service de l'État congolais. En ce lieu précis, site historique relevant du ministère des Infrastructures et Travaux publics, qui a longtemps abrité le Bureau Technique de Contrôle (BTC), référence nationale en matière de rigueur et d'expertise technique, une page se referme et une autre s'ouvre.

Hier, on y contrôlait la qualité des ouvrages. Demain, c'est en ces lieux que se penseront, se coordonneront et se piloteront les grandes orientations de la politique nationale des infrastructures de notre pays ».

ESTIMATION : 25 MILLIONS DE $US.
À en croire le Directeur général Nico Nzau Nzau, le projet de construction du Centre des Infrastructures Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo est « le fruit d'un travail technique rigoureux conduit au sein de l'administration congolaise elle-même.

La conception architecturale et fonctionnelle est issue d'une analyse fine des besoins réels de l'administration, d'une projection sur les vingt à trente prochaines années, d'une culture de la performance acquise au fil des grands projets structurants du pays».

Coût estimé du projet: 25 millions de $US. « Les ressources mobilisées résultent d'une gestion rigoureuse, méthodique et prudente, bâtie sur plusieurs années, dans le cadre des mécanismes contractuels existants, notamment ceux liés aux concessions routières», a déclaré l'ingénieur Nico Nzau Nzau pour qui «ce modèle illustre une vérité simple mais forte : « Une administration forte est celle qui transforme la discipline financière en levier d'investissement public»».

Sur le compte X de la Primature @PrimatureRDC, le CIFATT est présenté comme un projet « destiné à renforcer la coordination et l’efficacité du secteur des infrastructures, ce futur édifice moderne incarne la volonté du Gouvernement Suminwa de doter l’administration publique d’outils performants, au service de la souveraineté nationale et de la gouvernance par les résultats», à savoir, « modernisation des infrastructures publiques, amélioration des conditions de travail, renforcement de l’expertise nationale, alignement avec le Pilier V du PAG relatif au renforcement des services publics».

Le projet s’étendra sur 19.548 m2 bâtis, offrira des espaces modernes, fonctionnels et adaptés à 1.200 à 1.400 personnes dans des outre 36 bureaux paysagers, 263 bureaux individuels ou partagés pour cadres avec 27 salles de réunion.

L'immeuble comprendra deux niveaux de parkings en sous-sol d’une superficie de 2.330 m2 chacun offrant un total de 180 places, soit un total de 4.660 m2, un parking extérieur de 42 places et un rez-de-chaussée de 952 m2. Ses quatorze étages totaliseront une superficie de 13.470 m2, un toit terrasse de 466 m2, des accès optimisés avec trois entrées distinctes, une principale, une pour les hôtes et une dédiée aux services.
D. DADEI.


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