- dim, 25/01/2026 - 17:51
KINSHASA, PARIS, BRUXELLES.
Le Soft International n°1656 | LUNDI 26 JANVIER 2026.
Le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo accompagné d'une importante délégation de membres du gouvernement Suminwa II est arrivé dimanche 18 janvier à Davos, en Suisse, pour prendre part à la 56e réunion annuelle du Forum Économique Mondial (World Economic Forum, WEF) généralement appelé Forum de Davos, qui a ouvert ses portes le lendemain 19 janvier pour les fermer le 23 janvier 2026. Dans la suite du Chef de l'État congolais, on comptait des vice-premiers ministres à l'Intérieur et Sécurité et à l'Économie nationale, des ministres dont celui des Mines et du Portefeuille et des opérateurs économiques.
Cette année, le thème retenu à ce forum qui réunit les plus puissants du monde, était : «Un esprit de dialogue» alors que des sujets tels le Groenland avec les réclamations du président Donald Trump et la guerre commerciale avec l'escalade de droits des douanes avec le même Trump, se sont invités aux échanges.
Outre le président américain qui a marqué Davos cette année, une soixantaine d'autres chefs d'État et de gouvernement venus de près de cent-dix pays étaient présents et le forum a compté 3.000 participants dont 850 grands patrons dont des décideurs politiques, économiques, scientifiques, culturels et des leaders d’opinion.
«PAYS-SOLUTIONS».
Dès lundi 19 janvier, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo dont le pays occupe cette année le siège de membre non permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, a porté la voix du Continent à Davos, dans les secteurs clés du développement durable où le pays entend nouer des partenariats stratégiques, dans un esprit de transparence et dans le strict respect de ses intérêts.
Le président congolais a eu aussi des échanges bilatéraux avec des personnalités de haut rang et a pris part à des sessions sur les thématiques clés, tels la transformation technologique, la transition énergétique et le climat.
Plate-forme d’échange de vues sur les problèmes de la planète et les solutions qu’il serait possible d’y apporter, Davos 2026 a été l'occasion pour la délégation congolaise de nouer des partenariats stratégiques dans divers domaines en se positionnant comme «pays-solutions» au cœur de tous les grands enjeux mondiaux: «pays-solutions» pour le climat, par la puissance de ses forêts et de ses tourbières et à l'initiative «Couloir vert Kivu-Kinshasa», «pays-solutions» pour la transition énergétique, par ses minerais critiques et son potentiel hydroélectrique unique par ses minerais critiques et son potentiel hydroélectrique unique, «pays-solutions» pour son capital humain avec une jeunesse dynamique qui représente près de 70% de sa population.
La participation du Congo a été aussi l'occasion de renouveler et de réaffirmer l'engagement du Congo à promouvoir le multilatéralisme, les valeurs de paix et les vertus du dialogue afin de renforcer la coopération internationale.
Au cours du side-event consacré au « Partenariat stratégique sur les minerais et les investissements », le Congo a été au cœur des discussions sur ce partenariat pour attirer des investissements, transformer localement les ressources, améliorer la gouvernance et la transparence, positionnant ainsi le Congo comme un acteur clé des chaînes de valeur mondiales.
Le chef de l'État a indiqué un basculement déjà à l’œuvre : le Congo ne se contente plus du rôle obsolète de simple pourvoyeur de minerais bruts. Il devient une pièce indispensable dans la structure des chaînes de valeur minérale par sa capacité à encadrer l’exploitation et la commercialisation des minerais critiques, en particulier le cobalt.
«Il s’agit pour nous de nous assurer que notre sous-sol bénéficie à nos populations, qu’il soutient le développement durable de nos communautés locales et qu’il constitue un levier de transformation industrielle capable de créer de la valeur, de diversifier les acteurs du secteur et de consolider notre économie nationale», a déclaré Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Les points clés des discussions ont abouti à trois engagements forts pour le Congo : la nécessité d'attirer des investissements dans un environnement sécurisé, le renforcement de la gouvernance et de la traçabilité, la promotion de la transformation locale des minerais.
Comme «pays-solutions» pour l'Afrique et le monde, le Congo s'est déclaré prêt à travailler dans un cadre de collaboration fondé sur des partenariats mutuellement bénéfiques, respectueux de la souveraineté des États et porteurs de prospérité partagée afin de construire une chaîne de valeur minérale plus juste, plus durable et tournée vers l’avenir des générations futures.
Créé en 1971 par l’économiste allemand Klaus Schwab, le Forum de Davos «est depuis devenu une plateforme de coopération mondialement respectée, réunissant des dirigeants issus du monde des affaires, des gouvernements, des organisations internationales, de la société civile et du milieu universitaire afin de façonner les progrès sur les questions déterminantes de notre époque».
Il est géré par une fondation à but non lucratif et est financé par des grandes entreprises. Si des conférences ont lieu, Davos est surtout un lieu d’échanges et de discussions informelles, qui permet de prendre le pouls de l’économie mondiale.
ALUNGA MBUWA.





