- lun, 02/11/2026 - 10:01
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Le Soft International n°1681 | LUNDI 2 NOVEMBRE 2026.
Trois moments forts qui ont marqué la récente visite du Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo à Moscou lors du IIIème Sommet Russie-Afrique : la rencontre au Kremlin avec le président russe Vladimir Poutine, l'échange avec la diaspora congolaise, le titre de Docteur Honoris Causa que lui a décerné l’Université russe de l’Amitié des Peuples, RUDN.
Mais le fait qui pourrait marquer un tournant c'est cet entretien du vendredi 30 octobre au Palais du Kremlin entre le président congolais et son homologue russe, Vladimir Poutine qui a eu lieu à l'issue des travaux du IIIème Sommet Russie-Afrique.
Lors de leurs échanges, les deux Chefs d’État ont «affiché leur volonté commune de renforcer la coopération bilatérale dans l'intérêt de leurs peuples et dans le respect de la souveraineté des États», écrit le compte X (ex-Twitter) de la présidence de la République @Presidence_RDC.
Pour Vladimir Poutine, le Congo constitue « l'un des partenaires les plus prometteurs en Afrique avec un potentiel important en matière de commerce et d'investissement ». Le président russe a exprimé la volonté de son pays « d'accompagner le développement de la République démocratique du Congo autour d'un partenariat mutuellement avantageux, fondé sur les besoins réels du pays et respectueux de sa souveraineté », écrit encore le texte.
Quant au président congolais, il a déclaré notamment : « Nous voulons absolument que la Russie qui est membre du P5 (les cinq pays membres du Conseil de sécurité des Nations unies, États-Unis, Russie, Chine, France et Royaume-Uni, ndlr) puisse nous accompagner justement dans la recherche de la paix».
Il a insisté sur l’application de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui exige le retrait des forces rwandaises de l’est du pays et la cessation des hostilités. Déplorant l’absence de résultats concrets malgré les processus diplomatiques engagés à Washington et à Doha, il a demandé à Moscou d’user de son influence pour contribuer à la mise en œuvre de cette résolution.
Rien d'autre qu'un soutien sollicité auprès de son homologue russe pour contribuer au retour de la paix dans les Kivu, confronté à la persistance des combats entre les FARDC et les rebelles du AFC-M23 désormais FRN, le Front de Refondation pour la Nation.
Cette démarche intervient alors que l’accord de paix conclu à Washington en décembre entre le Congo et le Rwanda, sous médiation américaine et en présence du président Donald Trump, n’a pas permis, un an plus tard, de mettre fin aux affrontements dans l’est du pays.
Le Congo continue d'accuser le Rwanda de soutenir les rebelles du M23 et réclame le retrait des forces rwandaises de son territoire quand des experts des Nations unies font état d’un soutien militaire rwandais au groupe armé. Au cours de ces échanges, le président congolais a demandé l’appui de Moscou pour le renouvellement du mandat de la Mission des Nations unies pour la stabilisation au Congo (Monusco), qui arrive à expiration en décembre.
Membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, la Russie dispose d’un rôle important dans les discussions sur l’avenir de cette mission. Le chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo «a insisté sur le choix de la RDC de diversifier ses partenariats internationaux de manière totalement autonome et non alignée ».
Il a réaffirmé la doctrine diplomatique de son pays axée sur la libre diversification de ses alliances internationales : «Diversifier nos partenariats n'est pas choisir un camp, mais exercer pleinement notre autonomie stratégique au service exclusif du peuple congolais», a-t-il rappelé.
Le Chef de l'État a fixé les priorités d'investissement et de coopération bilatérale autour de piliers stratégiques : la diplomatie et la paix, la sécurité, la souveraineté alimentaire via l'agriculture, le développement énergétique ainsi que l'innovation technologique et numérique.
Les deux pays ont signé trois accords bilatéraux structurants : Commission mixte intergouvernementale (création d'un cadre permanent de concertation politique, économique et technique pour piloter les projets communs), coopération éducative (renforcement des programmes de bourses d'études, de formation des élites et de partenariat scientifique universitaire), secteur de la santé (synergie opérationnelle dans la recherche médicale, la santé publique et le transfert de technologies pharmaceutiques).
avec AGENCES.





