- lun, 22/06/2026 - 13:12
KINSHASA, PARIS, BRUXELLES.
Le Soft International n°1666 | LUNDI 22 JUIN 2026.
C'est un projet de santé publique. Jamais ni ces contemporains, ni leurs ancêtres n'avaient vu ça à ce jour, n'avaient vu l'eau couler à leurs portes. Depuis son existence, il fallait à cette population parcourir chaque jour des kilomètres et des kilomètres pour aller puiser dans une rivière à une source un sceau d'eau guère potable. La corvée quotidienne ! C'est un projet social de base, un projet économique. L'eau portée devant les portes des maisons d'habitation va attirer des investisseurs et permettre le développement.
À Bengi, un centre extra-coutumier à califourchon entre la cité de Kitoy, chef lieu du secteur du même nom et celle de Masimanimba, chef-lieu du territoire du même nom, à 60 kilomètres de chaque côté, le Professeur Honorable Tryphon Kin-kiey Mulumba, lors des vacances parlementaires de mars 2026, avait fait face à une demande pressante de la population.
Elle n'en pouvait plus de parcourir ces kilomètres pour ramener au village un bassin d'eau. Elle réclamait un forage d'eau potable...
Tryphon Kin-kiey Mulumba s'aperçut qu'il était mis au défi au point qu'il ne prit pas une minute pour réfléchir. Il décidait dans la seconde qui suivit d'entrer en contact téléphonique avec une entreprise à Kinshasa spécialisée dans le forage d'eau et lui demandait, avec courage, qu'elle se rende dès le lendemain à Bengi en vue de visiter le site, d'effectuer des études souterraines préliminaires afin de s'informer sur la nappe phréatique.
L'entreprise conduite par sa Directeure Générale, Clarisse Alyerunga Bahemuka et un ingénieur, était le lendemain à Bengi. Elle passa des heures sur le site - le Professeur Honorable Tryphon Kin-kiey Mulumba aux aguets - décidé d'en savoir plus après mille expériences accumulées dans le passé, sur d'autres sites de la contrée.
UN VRAI MIRACLE.
Après ces données hydrogéologiques qui permirent de déterminer l'emplacement optimal et d'évaluer la profondeur de la nappe, l'équipe regagnait Kinshasa, décidée d'approfondir les études, de maîtriser le système de foration (l'excavation du sol à l'aide de machines spécialisées (marteau fond de trou) ou d'outils manuels, tout comme le tubage et la crépine (l'insertion de tuyaux (PVC ou acier) pour consolider les parois et filtrer l'eau). Il lui fallut un peu plus de deux mois avant que le devis ne soit présenté.
L'accord trouvé, le contrat signé, il restait à l'équipe renforcée de retourner sur le site et de l'occuper pour ériger l'infrastructure. Alors que partant des expériences passées, la contrée s'attendait à des mois de travaux sans y croire, à Bengi, trois jours ont suffi pour la foration qui permit d'atteindre la nappe d'eau.
Miracle, un vrai miracle. Il ne restait plus qu'à aménager les extérieurs et à fixer la cérémonie officielle d'inauguration.
Ce vendredi 19 juin 2026 à Bengi, se dressaient, face à une population en liesse, toutes les autorités du territoire, l'Administrateur du territoire Émery Kanguma Nioka, son Adjointe, Nora Mawa Mundele, des membres du comité territorial de sécurité, le chef de secteur de Kitoy, Erasme Kisioko Ley empêché pour cause de maladie, représenté par son intérimaire, le chef du centre, le professeur Dieudonné Kangoma Mbuluku, les chefs coutumiers en tête celui de Mudikwiti, Faustin Kabamba bardé d'une verve oratoire puissante, des chefs des villages voisins.
Miracle ! « Incroyable mais vrai ! Après 66 ans d'indépendance, en plein XXIème siècle, on commence à voir des choses incroyables, des choses que nul n'aurait pu imaginer ! Des lampes des autoroutes d'Europe, des lampes de grands boulevards d'Europe, de Kinshasa, etc., éclairent non nos grands centres mais nos villages dans des forêts !
C'est lui et lui seul. Voilà que l'eau sort au Centre de Bengi, à 250 m de profondeur ! Nous pensions que l'eau ne pouvait être puisée que dans la forêt, dans une rivière ou à une source. Et nous découvrons aujourd'hui que l'eau existe sous terre.
Cela, grâce à notre fils, notre enfant, qui n'a que l'amour et la proximité envers ses frères, envers ses sœurs, envers ses mamans, envers ses papas, envers la population. Dans sa carrière politique, il n'a qu'un souci : la population. Que Dieu le bénisse et le protège à jamais pour le bien de cette population...», déclare haut et fort le chef coutumier Faustin Kabamba.
«Sur cette terre de vos ancêtres, la journée d'aujourd'hui est grandiose car l'œuvre que vous avez réalisée et qui nous réunit ce jour restera inoubliable parmi vos sœurs, frères, neveux et petits fils : le forage d'eau tant recherché dans le milieu mais vous avez fait preuve de votre amour et de votre patriotisme, promis au mois de mars 2026, prompte réalisation et en ce jour 19 juin 2026, son inauguration», surenchérit le chef de secteur a.i de Kitoy.
Puis : «Nous vous remercions de votre souci du bien-être de notre population, accomplissant ainsi la volonté de Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République démocratique du Congo, qui ne se lasse à travailler pour l'intérêt de cette nation, à qui je rends un vibrant hommage».
Parlant au nom de l'Administration territoriale de Masimanimba, des autorités locales, des chefs coutumiers, de toute la population de Kitoy et de Bengi, «premiers bénéficiaires de cet ouvrage», l'Administrateur du territoire Émery Kanguma Nioka exprime au Professeur Tryphon Kin-kiey Mulumba sa «sincère reconnaissance pour cette œuvre de grande valeur sociale, un forage qui contribuera à améliorer les conditions de vie de nos populations, à préserver leur santé et à renforcer le développement de notre milieu social».
Et de parler d'une «initiative (qui) constitue un exemple éloquent de leadership responsables et de proximité avec la population».
Pas avant d'avoir fait part «d'une immense joie et d'un profond sentiment de gratitude» à l'égard de l'initiateur de ce projet de forage d'eau, le Professeur Tryphon Kin-kiey Mulumba dont l'Administrateur de territoire reconnaît «un attachement au bien-être de notre population et un engagement en faveur du développement de notre territoire».
Prenant la parole, Tryphon Kin-kiey Mulumba commence par « remercier nos Ancêtres et notre Dieu qui, seuls, ont permis ce miracle à Bengi», expliquant que «dans la vie, il y a le soleil, la lune, l'électricité et donc la lumière qui permet de voir la vie, de montrer la vie», et «l'eau qui donne la vie».
«TU M'AS DONNÉ QUOI... ».
«Si tu n'as pas mangé pendant une semaine, tu ne vas pas mourir mais si tu n'as pas bu de l'eau pendant une semaine, tu n'as plus la vie ; tu cesses de vivre. L'eau c'est la vie».
De souligner que cette pompe à forage « vise la santé de la population, c'est un projet social de base, un levier économique qui ouvre la voie au développement du Centre de Bengi et de ses environs». D'appeler les autorités locales de s'organiser en vue de pousser le développement.
«Organisez-vous», leur a-t-il lancé en poursuivant : « Je n'ose pas dire ce que ce projet qui tire l'eau à plus de 250 m de profondeur, m'a coûté à ce jour et j'ignore ce qu'il va me coûter demain car les factures continuent de s'accumuler. Je sais que vous pouvez détruire ce projet à la suite d'actes irresponsable, mais vous pouvez en faire un pilier de développement. Mettez en place une caisse.
Que cet argent permette de poursuivre le projet, de faire comme l'entreprise Régidéso, qui distribue l'eau loin de son site de captage ; que cet argent que vous collectez permette de rendre la vie encore plus facile».
Puis : « Tout est donc désormais entre vos mains mais moi, je vais suivre ça, de partout. Surtout, ne me décevez pas. Ce projet est dans mon plan. Après les deux forages de la cité de Kitoy, celui de Kwaya (qui pose encore problème pour malfaçons, ndlr), celui de Bengi qui vient d'ouvrir, on ne va pas s'arrêter. On va continuer ».
Quand certains s'étonnent de la beauté de cet ouvrage, de l'énorme et beau mur en barres de fer qui le barricade et veulent savoir le pourquoi, Tryphon Kin-kiey Mulumba rappelle certaines de ses paroles de campagne.
Telle celle qui portait sur la question qu'il poserait au lendemain de la publication des résultats des élections : «Tu m'as donné quoi pour que je te donne quoi ?»
En clair, élu député à l'Assemblée nationale, quoiqu'élu national, il regarderait plus vers des sites qui lui auront donné ce statut. D'où le cas de Bengi, à un kilomètre du village de sa mère, Marie-Louise Ngamaboko, à savoir, Kindundu, et de Manie-Miboti, le village dont sa grand'mère Gona tire ses origines, où le Candidat député national a fait le plein de voix.
Lors de la dernière campagne électorale organisée du 14 novembre au 13 décembre 2024, Tryphon Kin-kiey Mulumba a fait des voix dans beaucoup de secteurs de Masimanimba, notamment dans la cité de Masimanimba, et dans Kinzenga, à Kalonda, mais ce sont surtout les voix recueillies dans des centres de vote de Kitoy et, particulièrement, à Bengi, qui abrite un grand centre de vote, qui l'ont porté très haut.
«Qui pouvait imaginer que moi, je puisse oublier le Centre de Bengi qui m'a si bien voté au point que j'ai obtenu deux sièges, au national et au provincial», s'est-il demandé.
Voilà pourquoi le député s'est investi pour réaliser cet ouvrage en veillant que le matériel qui a été apporté soit de grande qualité afin d'éviter de rééditer le cas de Kwaya où, au bout de plusieurs mois de travail, le promoteur n'avait pu tirer une goutte d'eau du projet de forage et s'est retrouvé dans un projet de captage d'eau qui n'a jamais fonctionné et qui, par ailleurs, était tout différent du contrat signé.
D. DADEI.





